Location saisonnière au Sénégal : Entretien avec Diama Seck
MIS : Comment évaluez-vous le potentiel de croissance du marché de la location saisonnière au Sénégal en particulier dans des zones touristiques comme Dakar, Saly, et Cap Skiring ?
DS : Les perspectives de croissance du marché de la location saisonnière sont plutôt positives. En effet, elle suit les perspectives économiques qui sont plutôt favorables ainsi que les atouts touristiques traditionnels du Sénégal (stabilité convivialité, bon vivre, etc..).
La ville de Dakar ainsi que la zone de la petite côte et les autres zones touristiques attirent de manière quasi permanente des voyageurs diverses ; touristiques, expatriés, rapatriés, vacanciers, professionnels.
Une politique plus poussée en matière de tourisme de l'État avec la volonté de diversification affichée avec le Salon du littoral pour les croisières, devrait renforcer cette attractivité.
Les opportunités d'investissement également peuvent attirer davantage d'étrangers qui chercheront à se loger sans avoir à passer par la case « aménagement » (achat de meubles et installation).

MIS : Pour les différents biens immobiliers (villas, appartements..), quelles sont les performances locatives observées dans le secteur saisonnier en termes de taux d’occupation moyen, tarif journalier moyen, et rentabilité nette des biens ?
DS : À Dakar, les appartements se remplissent mieux que les villas ; qui du fait de leur capacité d'accueil, marchent mieux pendant les vacances.
Sur la petite côte, c'est plutôt l'inverse ; les villas sont plus recherchées autant pour des week-end que des long séjours.
Le taux de remplissage des logements saisonnières peut facilement atteindre 60% avec une possibilité d'avoir 100% avec des séjours de plusieurs mois voire un an ou plus.
La zone de situation reste un facteur prédominant du succès d'un logement saisonnier.
MIS : Quels défis réglementaires affectent actuellement la location saisonnière au Sénégal et quelles recommandations formulez-vous pour propulser durablement le secteur vers le succès ?
DS : La réglementation actuelle s'adresse uniquement aux résidences (immeubles entièrement équipés et exploités en location saisonnière ) et aux hôtels.
Une réglementation spécifique aux appartements individuels exploités en location saisonnière doit être mise en place avec une facilité d'acquisition des documents requis ainsi qu'une taxation adaptée à leur échelle.
L'État gagnera plus d'impôts dans l'immobilier avec une régulation du secteur de la location saisonnière. Pour des réformes efficaces, il pourra compter sur l'expérience des acteurs du secteur.
-- La Rédaction Magazine Immo SN --